Definition du concept Didactique

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Definition du concept Didactique

مُساهمة من طرف SADOUN في الخميس 19 أبريل 2012 - 21:56

Definition du concept Didactique
DIDACTIQUE : Par son origine grec (didaskein : enseigner), le terme de didactique désigne de façon générale ce qui vise à enseigner, ce qui est propre à instruire. Comme nom, il a d’abord désigné le genre rhétorique destiné à instruire, puis l’ensemble des théories d’enseignement et d’apprentissage (Comenius, VIIe siècle).
En science de l’éducation, on parle de didactique des disciplines pour faire référence à des discours sur des corps de pratiques et à un travail de réflexion sur l’ensemble des disciplines scolaires, y compris les langues vivantes. Toutefois, la didactique des langues (DDL) se distingue des didactiques de autres disciplines par deux traits principaux (Cicurel) :
· La DDL n’a pas de discipline objet, c'est-à-dire que son objet n’est pas l’appropriation par l’apprenant de savoirs construits par des disciplines comme la linguistique ou les études littéraires ;
· Le mode d’appropriation d’une langue est double : l’apprentissage et l’enseignement de langue sont concurrence avec un mode d’appropriation naturel, l’acquisition, ce qui n’est le cas d’aucune autre discipline. Dans une première approche, on peut dire que la didactique est issue de la pédagogie qui en est la plus ancienne et la plus courante dénomination. Mais dans les années 1970, ce terme qui concerne à l’origine l’enseignement aux enfants est apparu à beaucoup au mieux comme une sorte de philosophie de l’éducation ou comme une psychologie appliquée, et au pire comme un art d’enseigner sans véritable ambition scientifique.
Aujourd’hui encore l’accord est loin d’être fait entre chercheurs sur l’appartenance épistémologique de la DDL et, par conséquent, de celle de la didactique du français langue étrangère et seconde. Fait-elle partie des sciences de l’éducation ou des sciences du langage ? Dans ce dernier cas, peut-elle être autre chose qu’une linguistique appliquée ? peut-elle enfin être une discipline autonome au sein des sciences humaine ?
Soutenue par tout un courant de pensée, l’appartenance de la DDL aux sciences de l’éducation est confrontée par l’important héritage qu’elle a recueilli de la tradition de la philosophie de l’éducation occidentale.
D’autre part, les universités anglo-saxonnes et d’Amérique du Nord placent le plus souvent dans les facultés d’éducation les études générales sur l’enseignement et sur l’apprentissage des langues. Ces études sont généralement connues sous le nom d’études dur le curriculum.
En France, au niveau secondaire et maintenant primaire, l’enseignement des langues est fortement imprégné des sciences de l’éducation notamment par le biais des IUFM. Mais l’enseignement du français comme langue étrangère ou second, parce qu’il a jusqu’à une date récente très peu été pris en compte à ces niveaux, s’est développé de manière plus autonome.
La didactique du français comme langue étrangère a aussi connu des développements originaux par rapport aux autres didactiques du fait de la spécificité des publics d’apprenants visés et de la relative marginalité des institutions au sein desquelles elle s’est développée pendant la plus longue partie de son encore courte histoire (CREDIF, BELC). Les publics visés ont en effet surtout été des publics non scolaires ou des publics scolaires situés dans d’autres institutions éducatives que l’Education nationale française. Cette caractéristique lui a permis d’opérer plus librement que les didactiques travaillant dur des disciplines correspondant à des programmes et à des examens officiels.
La didactique du FLE a été longtemps très marquée par les sciences du langage. En effet, pendant une bonne partie du XXe siècle, la linguistique a su produire des modèles si élaborés que beaucoup de chercheurs dans le domaine de l’enseignement des langues ont pu penser que, l’objet linguistique étant commun, l’application de ces modèles à l’enseignement pouvait fournir une réponse à la fois efficace et scientifiquement garantie. C’est cette époque qu’on a appelée celle de la linguistique appliquée. Le déclin, en France du moins, de cette expression correspond à la baisse de l’influence de la linguistique en science humaine.
Dès lors, pour beaucoup de chercheurs (M. Dabène, E. Roulet, L. Porcher par exemple) c’est l’établissement de concepts issus de disciplines de référence qui peuvent seules la légitimer. Dès 1977, R. Galisson proposa de remplacer linguistique appliquée par didactique des langues étrangères, mais il fallut encore bien des années pour que la didactique se détache réellement de la linguistique, dont elle ne peut être conçue comme une des applications, sinon, des sciences du langage avec lesquelles elle garde encore des liens privilégiés. La divergence fondamentale de la DDL avec la linguistique se situes dans l’orientation de ses modèles vers les problèmes posés par l’enseignement et l’apprentissage, qui ne sont pas dans le champ d’investigation des linguistes.
Toutes langues enseignées, et parmi elles le français, peuvent faire l’objet d’une didactique spécifique. Mais l’enseignement du français ne saurait lui-même être saisi comme un ensemble homogène, et la première distinction utilisée est fondée non pas sur la langue mais sur l’apprenant. Si celui-ci s’est approprié cette langue de façon naturelle au cours de sa première socialisation, on le dira locuteur se langue maternelle (LM). Si au contraire le français n’est pas pour lui une langue première, on le dira locuteur de langue étrangère ou seconde (LS). Cette différence est prise en compte par deux sous-ensembles de la didactique du français : la didactique du français langue maternelle (DFLM) et la didactique du français langue seconde (DFLS). Mais la DFLM entretient des liens de nature didactique et non pas linguistique avec la didactique des autres langues maternelles et en va de même de la DFLS avec la didactique des autres langues étrangères. C’est pourquoi la DFLS est aujourd’hui plutôt conçue comme un sous-ensemble de la didactique des langues étrangères et secondes que comme un sous-ensemble d’une hypothétique didactique du français. D’un point de vue social et institutionnel, cette DFLS a développé depuis les années 1960 un véritable champ, marqué en particulier par un positionnement universitaire certes dominé mais bien réel. Mais si cette discipline ne veut pas abandonner des pans entiers de son vaste domaine d’investigation, elle doit maintenant savoir sortir de la confrontation entre les sciences de l’éducation et les sciences du langage pour se poser en tant que discipline autonome. Dans cette perspective on peut concevoir son organisation en trois niveaux :
· Le niveau métadidactique, à la fois descriptif et spéculatif. C’est à ce niveau que s’effectue la production des concepts propres et la transposition des concepts issus des disciplines de référence dans le but d’établir un système conceptuel cohérent, qui détermine les méthodes d’enseignement et tente de décrire les phénomènes ;
· Le niveau méthodologique, dont l’objet est d’une part le paramétrage théorique maximum de l’enseignement et de l’apprentissage, et d’autre part la production d’une série organisée de principes d’action ;
· Le niveau technique enfin où s’élabore un ensemble de pratiques et où se mettent en œuvre les technologies disponibles.

Ref : CUQ. J- P. Dictionnaire de didactique du français langue étrangère et seconde, Clé international, S, E, J, E, R. PARIS 2003. Pages 69, 70, 71

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